Quelques principes pour une vie de prière réussie


Dieu Tout Puissant, je voudrais te dire merci au nom du Seigneur Jésus-Christ du privilège que tu me donnes de me nourrir une fois encore de ta Sainte Parole.
Assiste-moi afin que je devienne pratiquant de ta Parole et non seulement une personne qui se contente d’écouter ou lire sans progresser dans ta connaissance.
Car je réalise que c’est seulement en pratiquant tes commandements que je deviendrai bénéficiaire des promesses qui sont dans ta Parole. Selon qu’il est écrit que par ta divine puissance, tu nous donnes tout ce qui contribue à la vie et à la piété au moyen de la connaissance du Seigneur Jésus-Christ qui nous appelle par sa vertu et par sa propre gloire, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles, nous devenions participants de ta nature divine.
Je te dis merci pour ta fidélité éternelle à l’endroit des saints.
Gloire, honneur et louange à toi, en Jésus-Christ le Seigneur. Amen!

Introduction

Certains prient sans jamais se demander si leurs prières sont exaucées. D’autres prient en pensant que l’exaucement de la prière viendra… quand Dieu le voudra. D’autres encore font la prière suivante : “Seigneur, apprends-moi à prier…», comme l’ont fait en leur temps les disciples de Jésus. S’il est sain de demander à Dieu de nous apprendre à prier, il est très important de savoir que toutes les réponses à ce genre de propos sont dans sa Parole. C’est elle, la Parole de Dieu, qui nous instruit de la volonté et des lois de Dieu, y compris en ce qui concerne la prière. C’est en les trouvant et en les mettant en pratique que nous pourrons aller de progrès en progrès. C’est en priant selon les principes de la Bible que les résultats de nos prières deviendront manifestes.

On peut prier tant que l’on veut, mais, si les prières que l’on fait ne sont pas fondées sur ce que la Bible enseigne à ce propos, elles ne sauraient plaire à Dieu. Pour avoir une vie de prière qui produise des fruits et qui soutienne notre foi, nous devons prier selon la Parole de Dieu. Selon ce que dit Paul dans une de ses exhortations à l’église, il est essentiel tout d’abord de rechercher dans la Parole de Dieu comment nous devons prier, si voulons lui plaire et obtenir des résultats; ensuite de mettre en pratique ce que nous apprenons afin de marcher de progrès en progrès (1 Thessaloniciens 4:1).

Or le progrès que nous faisons dans la connaissance de la volonté de Dieu, tout comme les résultats de nos prières peuvent être mesurés. C’est pour cela qu’il appartient à toute personne qui prie régulièrement d’en mesurer l’efficacité, c’est-à-dire de se demander si elle est satisfaite du taux d’exaucement de ses prières. Si vous ne pouvez répondre à cette question ou si le taux d’exaucement de vos prières n’est pas satisfaisant, cette contribution peut vous aider à apprendre quelques uns des principes bibliques qui gouvernent une vie de prière réussie.

Les règles dont nous allons parler s’appliquent d’abord à la prière de pétition (demande). Inutile d’ajouter que les richesses de la Bible étant inépuisables, cette contribution n’a en aucun cas la prétention d’être exhaustive en la matière. Elle est propose ce que j’ai pu apprendre au cours de mes propres lectures, de la méditation de la Bible et de ma propre expérience de la prière.

1. Demandez selon la volonté de Dieu

Dieu nous dit qu’il veille sur sa Parole pour l’exécuter (Jérémie 1 :12). Par conséquent, « nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée » (1 Jean 5:14-15).

Il est indispensable de connaître la volonté de Dieu au sujet de ce que nous souhaitons lui demander. Si cela n’est pas le cas, il vaut mieux commencer par chercher dans la Bible ce qu’est la volonté de Dieu sur le sujet avant de prier. Nous savons qu’un père terrestre ne donne pas systématiquement tout ce que son enfant demande. Pour accéder à la demande d’un enfant, le père doit d’abord considérer la chose bonne. Or Dieu est un père. Qui plus est, il nous a donné sa Parole qui non seulement nous apprend à le connaître, mais aussi à savoir ce qu’il veut pour nous.

S’adressant aux apôtres dans l’évangile de Jean, le Seigneur Jésus dit: « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé » (Jean 15:7). Dans ce verset, nous lisons deux fois le mot « demeurer ». Juste avant ce verset, le Seigneur se présente en disant: « c’est moi qui suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron… » (Jean 15:1). Et il continue en disant : « Demeurez en moi et je demeurerai en vous. Le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même, sans rester attaché au cep; il en va de même pour vous si vous ne demeurez pas en moi » (Jean 15:4). Or rester attacher au vrai cep, c’est obéir à ses commandements et garder sa Parole. Il ne s’agit pas de suivre simplement une série de règles et d’exigences religieuses. Il nous dit de permettre à sa Parole – qui est vivante, de faire sa demeure en nous. Cela n’est possible que lorsque nous passons du temps avec Elle, pour la méditer, et en remplir notre pensée, notre cœur et notre bouche, afin de la laisser guider chacune de nos actions et en particulier, nos prières. L’apôtre Paul l’a dit de la façon suivante: « Que la Parole de Christ demeure en vous dans toute sa richesse… » (Colossiens 3:16).

Lorsque la Parole habite réellement en nous, elle apporte sa vie en nous et elle produit du fruit pour la gloire de Dieu. Nous pouvons alors l’entendre. un petit peu comme lorsque l’on a un chant en tête et qu’on l’entend constamment en soi. Souvent, on se met à la fredonner sans même y penser. Lorsque vous commencez à demeurer dans la Parole, vous allez l’entendre de la même façon vous guider dans la prière selon la volonté de Dieu.

2. Demandez au Père, au Nom de Jésus

En tant que pécheurs, nous ne méritons rien de Dieu par nous-mêmes. Nous ne pouvons approcher Dieu le Père qu’à travers l’œuvre achevée que Jésus a accomplie sur la croix. C’est lui notre sauveur et notre rédempteur. C’est de sa position de médiateur, d’avocat auprès du Père que nous recevons le pardon de nos péchés et devenons justes devant Dieu. Par conséquent, le Nom de Jésus est la seule base pour une prière exaucée. Ceci est confirmé par cette déclaration : « Et quoi que ce soit que vous demandiez en mon nom, je le réaliserai pour que la gloire du Père soit manifestée par le Fils. Je le répète : si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai » (Jean 14 :13 – 14).

Avant sa passion, le Seigneur Jésus parlant à ses disciples leur dit: « En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite » (Jean 16: 23-24). Notons que le Seigneur dit: « En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien… ». La traduction Darby dit: « Et en ce jour-là vous ne me ferez pas de demandes…» Il a dit ceci juste avant sa mort, sa résurrection et sa montée dans les lieux célestes, où il siège comme médiateur à la droite de Dieu le Père. Il poursuivit en disant : « …vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon Nom… Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. » C’est de cette façon-là que devrait prier tout chrétien.

Bien sûr, nous pouvons remercier le Seigneur Jésus ; nous pouvons lui dire combien nous l’aimons, combien nous sommes reconnaissant pour ce qu’il a fait et continue de faire pour nous. Nous pouvons louer son nom et l’adorer car il est digne de notre adoration. Cependant, pour ce qui est de demander (faire une pétition), le Seigneur Jésus nous dit que c’est à Dieu le Père que nous devons demander en son Nom.

Dans l’épître aux Éphésiens, Paul fait la prière suivante : « … je fléchis mes genoux devant le Père [de notre Seigneur Jésus Christ], duquel est nommée [tire son nom] toute famille dans les cieux et sur la terre… » (Éphésiens 3:14-15). Quelle que soit la dénomination religieuse à laquelle nous appartenons, ce qui est important, c’est de savoir quelle est notre famille. Pour cela, la question que nous devons nous poser est la suivante : le père de Jésus Christ est-il mon père ? En effet, beaucoup de personnes ne sont pas certaines de vraiment connaître Dieu comme leur Père. Seriez-vous de ces personnes-là ? Le Dieu de l’univers est-il votre Père ? En êtes-vous convaincu ?

Smith Wigglesworth[i] faisait un jour des travaux de plomberie dans une grande demeure. La maîtresse de maison vint dans la pièce où il travaillait puis, s’en alla. Plus tard, elle revint le voir encore. Fermant la porte de la pièce, elle lui tint ce langage: « Puis-je vous poser une question personnelle? » Oui, Madame, répondit Wigglesworth. Elle lui dit ensuite, « comment expliquer que votre visage dégage autant de joie? » Alors, Smith lui raconta que le matin même, au moment de prendre le petit déjeuner, sa femme, venant de la chambre des enfants lui dit que deux de leurs enfants étaient brûlant de fièvre. Ils allèrent aussitôt tous les deux pour imposer les mains aux enfants malades, qui guérirent aussitôt. Il était content parce qu’il avait demandé au Père et que celui-ci lui avait accordé. Ainsi qu’il est écrit, « Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite », la joie de Wigglesworth était donc complète.

La dame demanda encore à Smith Wigglesworth si elle pouvait aussi connaître Dieu de la même façon. Il lui expliqua comment recevoir Jésus Christ comme son Seigneur et sauveur personnel. Aussitôt appris, la dame confessa Jésus Christ comme son sauveur. Ensuite, elle demanda comment faire pour demeurer dans cette joie.  Ce à quoi Wigglesworth répondit, « la seule façon de demeurer dans la joie du Seigneur est de la redonner aussitôt ». Il voulait dire, parler à d’autres personnes de sa propre expérience ; ce qui correspond à témoigner de la bonne nouvelle du royaume de Dieu.

Voyez-vous, Wigglesworth n’aurait pas eu un visage si radieux si ses enfants étaient toujours malades. Il ne serait peut-être même pas aller au travail. En tout cas s’il y était allé tout en laissant les enfants très malades, il aurait au contraire eu un air préoccupé. Dans ce cas-ci, il avait de la joie sur son visage. Tant et si bien que les autres pouvaient lire sa joie rien qu’en le regardant. Ce type de joie n’est pas une joie comme celle du monde. C’est la joie du Seigneur ! Lui seul peut procurer une telle joie. Idéalement, c’est comme cela que devrait se conclure toutes les prières des chrétiens. Dans la victoire et la joie parfaite.

En ce jour-là, dit le Seigneur, « …vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon Nom. » Comme pour insister, il ajoute : « Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon Nom. Demandez, et vous recevrez… » Puisque le Seigneur était encore avec eux sur la terre, on peut comprendre qu’en ce moment-là, les disciples ne demandaient pas encore au Père céleste au nom de Jésus. Cependant, lorsque nous examinons les prières des chrétiens du premier siècle dans les Actes des apôtres et dans les lettres des apôtres aux Églises, nous voyons qu’ils suivent les instructions données par le Seigneur dans Jean 16: 23-24. Par exemple dans les Actes des apôtres, Pierre et Jean utilisèrent le nom du Seigneur Jésus pour guérir boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle.

A tous ceux qui regardaient la scène avec étonnement, Pierre fit la formidable confession suivante: « …C’est par la foi en son nom [au nom de Jésus] que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous… » (Actes 3:11-26). Plus loin dans le chapitre 4, Pierre et Jean furent arrêtés et questionnés par les religieux, les chefs du peuple, les anciens et les scribes qui leur demandèrent : « Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela? » . Pierre remplit du Saint-Esprit leur fit de nouveau une merveilleuse confession: « …Chefs du peuple, et anciens d’Israël,… sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4:8-12).

Paul nous apprend aussi que si nous rendons grâce au Père, c’est au nom du Seigneur Jésus que nous devons le faire : « Rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ » (Éphésiens 5: 20). Le nom de Jésus est la clé qui ouvre la porte qui nous donne accès au Père. Si nous souhaitons obtenir des réponses à nos prières, nous devons suivre les recommandations bibliques et non les doctrines des hommes ni leurs pratiques. Si l’approche dans nos prières est erronée, nous échouerons souvent. Dieu merci, Jésus est notre gloire dans les cieux et, c’est par lui que nous triomphons. Il est notre seul chemin vers le Père. Utilisons le nom glorieux de Jésus qui nous a été donné par le Père lui-même. Et le Seigneur nous a donné l’autorité d’utiliser son puissant Nom: « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris » (Marc 16: 17-18). Nous avons reçu le droit et l’autorité d’utiliser le nom du Seigneur Jésus contre le diable, ses agents et ses œuvres. N’oublions pas que ce n’est pas par le pouvoir de l’homme que tout cela est possible. C’est le Seigneur Jésus qui, en définitive, agit par notre entremise car, il a délégué à tous ceux qui croient le pouvoir de le parler en son Nom.

3. Prier en comptant sur l’aide du Saint-Esprit

Nous devons toujours prier en comptant sur l’aide de Dieu lui-même. Dans son épître aux Éphésiens, Paul nous recommande de « faire en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications… » (Éphésiens 6:18). La prière véritable ne peut se faire qu’en Esprit, c’est-à-dire, avec le concours du Saint-Esprit. Ensuite, Paul ajoute que nous devons persévérer et il commande de prier pour tous les saints [tous ceux qui sont nos frères et sœurs en Christ de par le monde]. Nous avons appris par ailleurs que « l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit… » (Romains 8:26-27), parce que c’est selon Dieu que l’Esprit intercède en notre faveur.

Le Seigneur Jésus nous avait révélé la place de l’Esprit de Dieu dans la prière de ceux qui lui appartiennent dans sa conversation avec la femme samaritaine. Il avait notamment dit: « …l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4:23-24).

Par ailleurs, avant d’accepter sa passion, le Seigneur avait fait la promesse ci-après à ses disciples: « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. » (Jean 14:15-17). Il avait promis de nous envoyer le Saint-Esprit qui demeurerait éternellement avec nous. Dans l’expression « demeurer éternellement », il y a la notion de présence permanente. C’est-à-dire que le Saint-Esprit est auprès du chrétien dans toutes les circonstances et singulièrement lorsque celui-ci est en prière. Par ailleurs, l’Écriture dit aussi que le consolateur, l’Esprit-Saint, qui vient du Père au nom de Jésus-Christ, nous enseignerait toutes choses, et nous rappellerait tout ce que le Seigneur avait dit (Jean 14:26). Nous pouvons donc compter sur l’Esprit de Dieu qui nous révèle la volonté de Dieu. En particulier, quand nous prions, le Saint-Esprit, peut nous aider à faire la prière juste et efficace, car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. (1 Corinthiens 2:10)

Un autre texte en rapport avec la nécessité de s’attendre au Saint-Esprit et d’espérer son aide lorsque nous prions est cette déclaration de Paul faite aux Romains: « …De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et Dieu, qui sonde nos cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints » (Romains 8:26-27).

4. Priez avec Actions de grâce et Louanges


Père céleste, je te remercie du fond du cœur pour ton amour envers nous, pour ta compassion incomparable. Je te remercie pour toutes les faveurs que nous obtenons de ta part en Christ, notre Seigneur. Merci pour le merveilleux plan de salut fourni par ton infinie sagesse en Christ. Merci d’avoir exalté le Seigneur Jésus et de l’avoir élevé au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité.
Le nom de Jésus est avant tout les noms qui peuvent être nommés, non seulement maintenant, mais encore pour l’éternité. Amen!

L’action de grâce est une attitude de reconnaissance pour ce que Dieu a fait et pour ce qu’il va continuer de faire. Lorsque nous réalisons que : « nous sommes comblés de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ », nous exprimons notre gratitude pour les grâces de Dieu et pour l’amour incompréhensible dont il a aimé. Dans l’Ancien Testament, l’action de grâce était d’abord un acte, une cérémonie. Mais notons aussi que cette action avait pour résultat, la bénédiction de Dieu sur son peuple: « Tu m’élèveras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes et tes sacrifices d’actions de grâces, tes brebis et tes bœufs. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai à toi, et je te bénirai » (Exode 20 : 24). Or notre offrande à nous c’est Jésus-Christ crucifié – l’agneau de Dieu qui est venu pour accomplir la loi et qui, après s’être offert en sacrifice pour nous qui croyons, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu (Hébreux 10:12). Dès lors, nous exprimons notre reconnaissance à Dieu de ce que Christ, notre souverain sacrificateur a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme [comme celui des anciens israélites], c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle (Hébreux 9:11-12). Non seulement la célébration de ce mystère est grande, mais aussi, elle prend une part importante dans notre prière de pétition en ce sens qu’elle la rend même possible. N’avons-nous pas vu plus haut que c’est par le seul mérite de Jésus-Christ que nous pouvons nous adresser au Père? Ce n’est pas en ajoutant la formule « Au Nom de Jésus » à notre prière que nous réalisons cela mais, c’est plutôt en rendant grâce à Dieu pour le mystère de la croix. Plus encore, Paul ordonne: «…Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus Christ… » (1 Thessaloniciens 5: 18).

La louange quant à elle est l’action de louer Dieu. Le résultat de cette action proclame la gloire, le mérite incomparable propre à Dieu, que nous lui reconnaissons et que nous nous plaisons à célébrer. Pour évoquer la louange, la Bible emploie plusieurs expressions dont « Alléluia » et « Hosanna » par exemple. La louange peut être dite, déclamée, exaltée, chantée, dansée, etc. Elle est souvent accompagnée de musique instrumentale ou de gestes.

Chanter les louanges de Dieu pendant notre prière de pétition est une bonne façon la compléter. Le psalmiste dit : « L’Éternel est grand et très digne de louange, Et sa grandeur est insondable » (Psaumes 145: 3). Et ailleurs il dit: « Toutes tes œuvres te loueront, ô Éternel! Et tes fidèles te béniront. Ils diront la gloire de ton règne, Et ils proclameront ta puissance… » (Psaumes 145: 10-11). L’apôtre Pierre nous rappelle que « Nous sommes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que nous annoncions les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 Pierre 2: 9). La louange est donc la raison pour laquelle nous avons été crées. En tant que tel, elle devrait occuper une grande place dans notre vie quotidienne. Louer le Seigneur Dieu est le moyen par excellence de jouir de notre intimité avec Lui. Tout au long de la journée nous pouvons aussi le faire par des expressions aussi simples que: « Béni soit le Seigneur Dieu »; « Alléluia »; « Gloire à Dieu »; « le Seigneur est Amour »; « Dieu est bon et sa miséricorde dure à jamais », etc. En plus de louer et proclamer la grandeur de Dieu, ces expressions témoignent de notre foi en Dieu; notre joie de dépendre d’un Dieu si bon. Paul insiste « …Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur… réjouissez-vous…» (Philippiens 4 :4) ;

L’une des démonstrations de la puissance que Dieu déploie dans la vie de l’homme à cause de la louange, est la victoire sans combattre de Josaphat, roi de Juda sur les Moabites, les Ammonites, et les Maonites. Lorsque ces trois armées marchèrent ensemble contre Josaphat pour lui faire la guerre. Josaphat fut pris de frayeur et il se tourna vers l’Éternel. Il publia ensuite un jeûne et le pays tout entier s’assembla pour invoquer l’Éternel. Josaphat se présenta au milieu de l’assemblée de Juda et de Jérusalem, et face au danger qui les guettait, il dit une prière demandant la protection de Dieu. Alors, l’Esprit de l’Éternel saisit Jachaziel qui dit: « Soyez attentifs, tout Juda et habitants de Jérusalem, et toi, roi Josaphat! Ainsi vous parle l’Éternel: Ne craignez point et ne vous effrayez point devant cette multitude nombreuse, car ce ne sera pas vous qui combattrez, ce sera Dieu ». Le lendemain, lors de leur départ, Josaphat se présenta devant le peuple pour lui rappeler de se confier en l’Éternel. Puis il nomma des chantres qui, revêtus d’ornements sacrés, et marchant devant l’armée, célébraient l’Éternel et disaient : louez l’Éternel car sa miséricorde dure à toujours ! Nous apprenons qu’au moment où le peuple commença les chants et la louange, l’Éternel plaça une embuscade contre les fils d’Ammon et de Moab, et ceux de la montagne de Séir. Et ils furent battus. Il est écrit qu’ils s’aidèrent les uns les autres à se détruire. Et lorsque Juda arriva sur le champ de bataille, il n’y avait que des cadavres étendus à terre. Josaphat et son peuple trouvèrent parmi les cadavres d’abondantes richesses et des objets précieux. Le butin était tellement considérable qu’ils ne purent tout emporter… (lire le récit complet dans 2 Chroniques 20:1-30). Non seulement ils sont rentrés joyeux et libres, mais en plus avec des richesses et des provisions. Ce récit démontre les effets puissants de la louange. Il est dit que c’est au moment où l’on commençait les chants et la louange que l’Éternel plaça une embuscade contre les agresseurs.  

Un autre exemple que nous pouvons citer est la libération miraculeuse de Paul et Silas et la gloire qui s’en était suivi. Parce que Paul libéra une femme possédée par un esprit de python, lui-même et Silas furent battus et jetés en prison, les ceps aux pieds. Plutôt que de se plaindre pour leurs tribulations, Paul et Silas se mirent à prier et à chanter les louanges de Dieu. Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés ; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus (Actes 16: 22-26). Pour comprendre l’importance de l’événement, mettons-nous une minute à la place de l’un des prisonniers. Imaginons un de ces prisonniers, écoutant ces deux hommes, qui ont été battus avant d’être jetés en prison les fers aux pieds, prier à haute voix et louer Dieu. Soudain, un tremblement de terre se produisit, rompant ses chaînes de même que ceux des autres prisonniers et ouvrant toutes les portes de la prison. Combien un tel phénomène a-t-il pu marquer ces gens ? Regardons, la réaction immédiate de l’un des hommes qui fut témoin de l’événement en question : Après avoir tenté dans un premier temps de se suicider parce qu’il pensait que les prisonniers s’étaient enfuient, le geôlier, repris par Paul se jeta tout tremblant à ses pieds; Il les fit sortir, et dit: « Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé? » Paul et Silas répondirent: « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta famille » (lire ce récit dans Actes 16: 22-40). Cette nuit-là le geôlier ainsi que tous ceux qui étaient dans sa maison furent sauvés. Pour avoir prié et loué Dieu en dépit de leurs tribulations, Paul et Silas obtinrent de Dieu bien plus que ce qu’ils auraient pu espérer. Tout comme dans des deux récits, la louange comme partie de nos prières, fait bien plus que garantir leur exaucement. La louange nous permet d’obtenir bien au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou penser !

Ci-après d’autres versets illustrent l’importance de l’action de grâce et de la louage:

Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ. (Philippiens 4 :6-7).
Avancez par ses portes avec reconnaissance ! Entrez dans ses parvis en chantant ses louanges ! Rendez-lui votre hommage bénissez-le. (Psaumes 100 :4)
Délivre-nous, Éternel, notre Dieu ! Rassemble-nous du sein des autres peuples !
Nous te célébrerons, toi qui es saint, et mettrons notre gloire à te louer
. (Psaumes 106 :47)
Et l’on n’entendra plus |parler de violence dans ton pays, de dévastation et de destruction dans tes frontières, et tu appelleras tes murailles « Salut », et tes portes « Louange ». (Ésaïe 60 :18)

5. Priez avec un cœur droit, sans condamnation

Le psalmiste nous fait cette révélation importante : « Si j’avais gardé dans mon cœur des intentions coupables, le Seigneur ne m’aurait pas écouté » (Psaume 66 :18). Le problème n’est pas vraiment de savoir si Dieu répondra à nos prières. il semblerait que l’essentiel pour nous est d’abord d’avoir l’assurance de nous faire entendre de Dieu. L’apôtre Jean dit que lorsque nous savons qu’il [Dieu] nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous avons reçu la pétition que nous demandons (1 Jean 5:15). Or comment pouvons-vous être certain d’avoir été entendu si nous avons une mauvaise conscience ? Si notre cœur nous condamne? Comme beaucoup d’autres réalités spirituelles, le concept de « condamnation » est difficile à appréhender. Essayons pour l’illustrer, de regarder des aspects pratiques pouvant nous amener à identifier ses mécanismes.

Ici le Seigneur Jésus nous dit: « C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses ». (Marc 11: 24-26). Le verset 25 commence par “et”, la conjonction qui indique l’attachement de ce qui va suivre à ce qui a été dit auparavant, faisant de ces deux parties un tout indissociable. Lorsque vous priez, dit le Seigneur, si vous avez le cœur pris au piège de la rancune, de l’amertume, du ressentiment… vis-à-vis de quelqu’un d’autre, votre prière ne saurait être un parfum de bonne odeur pour Dieu. L’instruction du Seigneur est on ne peut plus claire: « …pardonnez afin que le Père céleste vous pardonne aussi. » Il n’y à rien à négocier. Il ne dit pas de lui demander de vous donner le courage de pardonner. Ni de vous justifier de ce que les autres vous ont fait qui ne vous permettrait pas de pardonner. Il dit: « …pardonnez si vous voulez que le Père céleste vous pardonne aussi. »

Il est difficile, voire impossible, de se tenir dans la présence de Dieu et d’attendre de lui quoique ce soit si notre cœur nous condamne. Ceci est notamment illustré par le récit de la femme adultère rapportée dans l’Évangile de Jean: les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère; et, la plaçant au milieu, ils dirent à Jésus: « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse… nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu? » Jésus leur dit: « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle ». Nous savons que quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un… jusqu’aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme (récit complet Jean 8:3-11). La conscience de ces gens les avait accusé car, le Seigneur venait d’exposer à la fois les péchés dans leurs cœurs d’une part, mais aussi leur cruauté et manque de pardon vis-à-vis de la femme.

Toutes les fois que le Seigneur Jésus parle de la prière, il parle aussi de la nécessité de pardonner. C’est que la miséricorde et le pardon font partie de la nature de Dieu. Dieu pardonne et il justifie. Sans pardon, il n’y a pas de justification. Or sans justification, il ne peut y avoir faveur de Dieu, selon qu’il est écrit : « L’Éternel est miséricordieux et juste, Notre Dieu est plein de compassion… » (Psaumes 116:5). La miséricorde c’est la pitié qui pousse à pardonner à un coupable, à quelqu’un qui est vaincu ; pardon accordé par pure bonté, sans aucune condition ni obligation préalable (Psaumes 79: 8-9).

Or, il y a souvent dans la démarche de certains pour comprendre et recevoir le pardon de Dieu, une sorte de notion confuse de « mérite » héritée peut-être de l’Ancien Testament. Beaucoup en effet pensent qu’ils sont impardonnables à cause de « ce qu’ils auraient fait ». Récemment je parlais à un collègue de l’amour de Dieu et du fait qu’il pouvait le guérir de sa maladie. Sa réponse a été à peu près ceci : « Je ne mérite pas que tu t’intéresses à ma personne… Tu devrais réserver tes efforts pour ceux qui croient en tes capacités… et Dieu ». D’autres encore pensent que puisqu’ils ne méritent pas le pardon, ils doivent faire quelque chose avant de l’obtenir, se replaçant ainsi sous le principe de la loi de l’Ancienne Alliance. De telles personnes appliquent souvent aux autres ce qu’ils ressentent pour eux-mêmes. D’autres enfin, pensent qu’à cause de leurs œuvres, ils méritent d’être pardonnés, se plaçant en quelque sorte dans une catégorie d’ayant-droit. Cette dernière catégorie relève de l’auto-justification.

Notons et souvenons-nous pour toujours que le pardon de Dieu est un don gratuit, obtenue par l’offrande de Jésus-Christ, comme l’atteste Paul: « …c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie… » (Éphésiens 2:8-9).

Notre amour pour autrui dépend bien souvent de notre propre compréhension de l’amour de Dieu pour nous. Mieux nous comprendrons combien Dieu nous aime et comment il nous a racheté des ténèbres pour nous donner à Jésus-Christ, mieux nous serons capables d’aimer à notre tour les autre. Or, il n’ y a pas d’amour sans pardon: « L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres » (1 Jean 4 : 9-11).

C’est dans la mesure où nous aurons goûté pour nous-mêmes combien le Seigneur nous aime, que nous comprendrons la recommandation de pardonner à ceux qui nous offensent. Réfléchissant à cette question, je réalise à quel point nous avons besoin de progresser dans la réalité du pardon. La pratique du pardon exige un cœur humble et de la compassion. L’instruction du Seigneur est sans ambiguïté : « Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses » (Marc 11:25-26). Ce texte rappelle que l’une des conditions de la communion avec Dieu, gage de l’exaucement de la prière est le pardon accordé aux autres. L’apôtre Paul dit: « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ » (Éphésiens 4:32). Il ne s’agit pas seulement de savoir que nous devons pardonner. Il s’agit de prendre la ferme décision dans notre cœur ; une réelle décision de pardonner toujours. Je vais le faire car le cœur qui manque de pardon ne peut avoir une claire conscience devant Dieu. Paul recommande à Timothée de garder la foi et une bonne conscience. Car, dit-il, certains ont perdu cette conscience, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi (1 Timothée 1: 19).

Le Seigneur Jésus pose l’esprit de pardon comme une condition à l’efficacité de nos prières. Il dit : Si vous m’aimez, gardez mes commandements. « Gardez les commandements du Seigneur » ou « Demeurez en lui » c’est « …détacher les chaînes dues à la méchanceté, dénouer les liens de l’esclavage, renvoyer libres ceux qu’on maltraite. Mettre fin aux contraintes de toute sorte… Alors ta lumière jaillira comme l’aurore et ta restauration progressera rapidement, ta justice marchera devant toi et la gloire de l’Éternel sera ton arrière-garde. Alors tu appelleras et l’Éternel répondra, tu crieras et il dira: Me voici! » (Ésaïe 58: 6-9).

D’autres versets à propos de l’importance d’avoir un cœur droit dans la prière:

Mes chers amis, si notre cœur ne nous condamne pas, nous sommes pleins d’assurance devant Dieu. Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. (1 Jean 3 :21-22)

C’est pourquoi je veux qu’en tout lieu les hommes prient en élevant vers le ciel des mains pures, sans colère ni esprit de dispute. (1 Timothée 2 :8)

Approchons-nous donc de Dieu avec un cœur sincère, avec la pleine assurance que donne la foi, le cœur purifié de toute mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. (Hébreux 10 :22)

Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur ; Celui qui ne livre pas son âme au mensonge, Et qui ne jure pas pour tromper. Il obtiendra la bénédiction de l’Éternel, La miséricorde du Dieu de son salut. (Psaume 24)

6. Priez la solution, Demandez tout ce dont vous avez besoin, Croyez que vous avez reçu

6.1. Priez la solution

Tout d’abord, il ne convient donc pas de « prier le problème ». Par « prier le problème », je veux dire sans cesse se rappeler à soi-même ou rappeler à Dieu le problème, ce qui se fait d’ailleurs souvent sur le ton de la lamentation. La complainte n’est pas efficace dans notre conversation avec Dieu. L’Écriture dit que « C’est du fruit de sa bouche que l’homme rassasie son corps, C’est du produit de ses lèvres qu’il se rassasie. La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; Quiconque l’aime en mangera les fruits. » (Proverbe 18: 20-21). Prier le problème, c’est d’une certaine façon l’exalter. Et, c’est de ce fruit amer [le problème] que vous risquez de vous rassasier.

En revanche, confesser la Parole de Dieu (sa volonté) en rapport avec le problème que vous rencontrez, c’est déclarer la vie. « Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture : Quiconque croit en lui ne sera point confus » (Romains 10: 10-11). C’est en confessant la Parole de Dieu et en la mettant devant le Trône de grâce que nous annihilerons l’adversité que nous rencontrons pour obtenir les promesses. Jésus dit que sa Parole est Esprit et vie.  Nous devrions mémoriser le plus possible des paroles de Christ afin de les confesser face à nos situations et dans nos besoins ; afin de les rappeler à Dieu lorsque nous plaidons notre cause. Elles sont Esprit et Vie !  Elles amènent la présence de l’Esprit de Dieu et rendent la vie à nos situations mortes : « C’est l’esprit qui vivifie… Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie ». (Jean 6 :63).

« …Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle… » (Hébreux 10 :23). La version anglaise King James de la Bible traduit par « Tenir fermement la foi ». Il s’agit de confesser la foi, c’est-à-dire la parole de Dieu en rapport avec notre problème. Or la Parole de Dieu est la volonté de Dieu. Elle est donc notre solution !

Si nous avons la foi au Seigneur Jésus, nos paroles peuvent déplacer des montagnes, c’est-à-dire qu’elles peuvent renverser les problèmes que nous rencontrons, et aussi réaliser ce dont nous avons besoin : « Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : transporte toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible » (Matthieu 17: 20). Répétons : il s’agit de « parler aux problèmes » au nom de Jésus ; il ne s’agit pas de « parler des problèmes » à tous ceux qui veulent l’entendre voire à ceux qui ne veulent pas. Cette attitude ne relève pas de la foi. Parle plutôt à tes problèmes de la part du Seigneur, leur répétant ce qu’il a lui-même dit à leur sujet. Comme le faisaient en leur temps les prophètes. Dieu dit, parle à ton problème et dis-lui : « Écoute la parole du Dieu vivant, ainsi parle mon Dieu, le Père de mon Seigneur Jésus Christ, » (Ézéchiel 37: 1-14). Mets à la place des trois points ce que tu auras retenu de la parole de Dieu à propos de ton problème et tu verras que l’Éternel agit conformément à sa parole.

6.2. Demandez tout ce dont vous avez besoin

L’apôtre Jacques dit: « Vous convoitez, et vous n’avez pas. Vous tuez, convoitez et ne pouvez pas obtenir. Vous vous battez et faites la guerre. Vous n’avez pas, parce que vous ne demandez pas » (Jacques 4:2). Vous convoitez, et vous n’avez pas… parce que vous ne demandez pas, dit Jacques. Ce verset démontre s’il en était besoin la nécessité de toujours faire nos requêtes à Dieu. Dieu nous a aimé depuis le commencement et il veut nous donner toute chose. Dans l’Évangile de Matthieu, le Seigneur Jésus dit: « Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe… Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent » (Matthieu 7:7-11).

Il y a dans le livre de Nombres un récit remarquable qui montre bien combien le cœur de Dieu est disposé à nous donner toute bonne chose, à condition que nous le demandions. L’histoire nous apprend que les filles de Tselophchad, dont les noms étaient Machla, Noa, Hogla, Milca et Thirtsa, se présentèrent devant Moïse, en présence du sacrificateur Eléazar, des princes du peuple et lui dirent : « Notre père est mort… il n’était pas au milieu de l’assemblée de ceux qui se révoltèrent contre l’Éternel… mais il est mort… et il n’avait point de fils. Pourquoi le nom de notre père serait-il retranché du milieu de sa famille, parce qu’il n’avait point eu de fils ? Donne-nous une possession parmi les frères de notre père… » Moïse porta la cause devant l’Éternel qui lui répondit en disant : « Les filles de Tselophchad ont raison. Tu leur donneras en héritage une possession parmi les frères de leur père, et c’est à elles que tu feras passer l’héritage de leur père… ». L’Éternel ordonna ce jour-là à Moise de modifier les coutumes des enfants d’Israël en matière de succession. Nous voyons bien que si les filles de Tselophchad n’avaient pas osé demander que l’héritage de leur père leur revienne, contrairement aux coutumes du peuple qui disaient que seuls les enfants mâles pouvaient hériter de leur père, elles ne l’auraient probablement jamais obtenu (Nombres 27: 1-11).

6.3. Croyez que vous avez reçu

Après avoir montré combien il est important de prier pour obtenir la solution et avoir démontrer qu’il nous faut toujours faire à Dieu une requête à propos de nos besoins, nous allons examiner pourquoi il est indispensable de croire que Dieu répond à nos prières pendant que nous prions.

Le Seigneur Jésus dit : « Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir » (Marc 11:23-24). En dépit de leur simplicité, ces versets extraordinaires sont souvent négligés par de très nombreuses personnes. Nous allons tenter de les décortiquer afin d’en prendre la substance.

Dans le verset 24, nous lisons, « …Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu… » Le Seigneur dit ici que celui qui prie doit croire que l’objet de sa prière a été accordé par Dieu, pendant qu’il fait la demande. Or d’aucuns prient et attendent de voir la manifestation de ce qu’ils ont demandé à Dieu avant de dire qu’ils ont reçu. Ceux-là ne pratiquent pas la recommandation que nous venons de voir. D’autres pourraient demander comment croire à ce que l’on n’a pas encore vu ? La réponse à cette dernière question est simple, parce que le Seigneur Jésus nous le dis. Car la foi en Dieu est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de choses qu’on ne voit pas encore (Hébreux 11:1). En réalité, même dans le monde naturel, la confiance que nous pouvons avoir en une personne fonctionne exactement selon le même principe. Nous pouvons mettre notre confiance en une personne qui nous donne sa parole et nous en aller en paix, pensant que la personne ferait exactement ce qu’elle a dit. Dans ce cas, nous n’avons pas encore vu la manifestation de ce que nous attendons. Cependant, nous nous comportons comme si nous l’avions déjà reçu. Combien à bien plus forte raison devrions-nous avoir une pleine confiance en ce que le Seigneur Jésus promet.

Ce n’est donc pas avant la prière, encore moins après la prière qu’il faut croire que nous avons reçu l’objet de notre pétition ; c’est pendant que nous prions que nous recevons. C’est quand nous demandons que nous remercions Dieu de nous avoir donné ce que nous demandons. Témoigner notre gratitude lors même de la demande est en effet une façon de prendre acte que l’on a reçu. D’aucuns diraient : « …je vais continuer de demander jusqu’à ce que Dieu veille bien me donner… ». Ceci n’est pas ce que dit le Seigneur Jésus! Le Seigneur dit, « quand vous demandez en priant, croyez que vous avez reçu, et vous le verrez s’accomplir… ». La réception se fait donc avant la manifestation physique de ce que nous demandons. Pourquoi donc ? Parce que le Seigneur le dit. Quand dois-je croire que j’ai reçu de la part de Dieu? Avant de voir ce que j’ai demandé. Quand verrai-je ce que je demande à Dieu? Après avoir cru que j’ai reçu.

En d’autre mots, si je ne crois pas que j’ai reçu avant la manifestation de ce que j’ai demandé, c’est de l’incrédulité et de la désobéissance. C’est manquer de confiance en ce que Dieu a dit. C’est douter de sa capacité a exécuter ce qu’il arrête. Exerçons-nous à avoir la certitude que nous avons reçu pendant que nous prions.

7. N’abandonnez jamais l’espérance

Avez-vous déjà demandé quelque chose à quelqu’un en vous attendant à ne pas l’obtenir? Si tel est le cas, ceci explique pourquoi vous n’avez pas obtenu.
Si vous avez demandé à Dieu, si vous avez cru que vous avez reçu, alors n’abandonnez pas ce que vous avez reçu. La parole de Dieu dit : « Demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. Car celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et l’on ouvre à celui qui frappe » (Matthieu 7:7-8).

Dieu désire nous donner l’objet de notre demande. A cela il y a une condition essentielle, nous devons demander avec la bonne attitude – dans la foi, en attendant une réponse. Car sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu. Quiconque vient à Dieu doit croire que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. Si telle est notre attitude, Dieu ne nous fera pas défaut. La réponse de Dieu peut ne pas venir selon notre timing personnel ou notre représentation, mais une chose est certaine, elle viendra. Et, si nous l’attendons, nous la reconnaîtrons.

La patience et la persévérance font partie des ingrédients de la foi. Dieu ne nous fait pas défaut, il n’est jamais en retard non plus. Il existe bel et bien un temps du Saint-Esprit : « Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas » (Hébreux 10:37). Ce verset parle d’abord de la Seconde Venue de Christ pour conclure le système du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui; mais il parle aussi de Christ qui vient pour répondre à nos questions et pourvoir à nos besoins. Il est impossible que Dieu soit en retard. Les sœurs de Lazare, Marie et Marthe avaient dit que Jésus était arrivé trop tard après la mort de leur frère. Elles lui ont dit : « Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort » (Jean 11:21). De même, quand le messager dit à Jaïrus, le chef de la synagogue : « Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? » (Marc 5:35) , celui-ci crut un moment que c’était trop tard. Or, dans les deux cas, le Seigneur Jésus que l’on croyait en retard, a démontré qu’il avait le pouvoir de réveiller même ceux qui sont morts.

Souvent, ne voyant pas arriver la réponse selon notre propre scenario, nous pouvons être tenté d’abandonner le combat et de sombrer dans le désespoir, ou encore, de croire que Dieu ne répond pas. L’ennemi essayera tout ce qu’il peut pour nous faire perdre l’espérance pour nous faire quitter le combat de la foi. Mais notre Père est tellement plein d’amour pour Ses enfants que rien ne peut l’empêcher de faire naître, s’il le faut, quelque chose à partir de rien, juste pour nous donner ce que nous lui demandons. Dieu est le rémunérateur de tous ceux qui croient en lui. Gardons l’espérance et nous ne serons pas decu !


[i] Smith Wigglesworth, Ever Increasing Faith, 1924.

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